DSM-IV, LA BIBLE DES « MALADIES » MENTALES

Le DSM est publié par l’Association Psychiatrique Américaine (APA) depuis 1952.

Diagnostic and Statistical Manual

DSM signifit Manuel de Diagnostics et de Statistiques des troubles mentaux. Bien qu’il n’y ait aucune statistique dans ce manuel, il contient un ensemble de diagnostics votés à main levée lors des congrès de la psychiatrie.

Le DSM en est à sa quatrième édition depuis 1952. En 1994, date de la dernière parution, les maladies mentales répertoriées dans le DSM étaient passées de 60 à 410. Toutes des maladies mentales votées à main levée! Très scientifique comme méthodologie.

Voici la véritable raison pour laquelle ces prétendus maladies seraient constamment en hausse :

Accusations de « conflits d’intérêts financiers »

Fraude des psychiatres

Une expertise publiée au mois d’avril 2006, dénonce des liens d’intérêts financiers entre le comité d’experts du DSM-IV et l’industrie pharmaceutique. D’après cette étude, un tiers de ces experts ont exercé leur activité d’experts au profit de firmes pharmaceutiques.

Depuis une dizaine d’années, l’accroissement de la prise de conscience par rapport à l’importance de la transparence dans les publications biomédicales se reflète par le nombre croissant de revues médicales ayant adopté des politiques éditoriales de divulgation de conflits d’intérêts financiers, ainsi que par le soutien de ces politiques de la part des associations professionnelles. Or, si des conflits d’intérêts financiers peuvent biaiser les résultats d’une étude, il y a tout lieu de croire qu’ils peuvent tout autant fausser les recommandations d’un comité d’experts

C’est un fait reconnu que les compagnies pharmaceutiques subventionnent largement les congrès, les revues et les recherches liés au contenu du DSM, puisque ce qui y est considéré comme susceptible d’être diagnostiqué a un impact direct sur les ventes des médicaments.

L’expertise mentionnée plus haut a identifié plusieurs catégories d’« intérêts financiers » : avoir perçu des honoraires ou détenir des actions dans une compagnie pharmaceutique, être directeur d’une « entreprise de démarrage », être membres du comité scientifique ou du conseil d’administration d’une entreprise pharmaceutique, être expert pour un litige mettant en cause une compagnie pharmaceutique, détenir un brevet ou un droit d’auteur, avoir reçu des cadeaux d’une compagnie pharmaceutique incluant des voyages, des subventions, des contrats et du matériel de recherche.

La psychiatrie fait des profits frauduleuxLes résultats montrent que parmi les 170 membres des panels du DSM, 95 d’entre eux (56 %) présentaient au moins un des onze types de liens financiers possibles avec une compagnie de l’industrie pharmaceutique. Dans 6 commissions sur 18, des liens avec l’industrie pharmaceutique ont été trouvés chez plus de 80 % des membres. Ces liens concernent 100 % des membres du groupe de travail sur« Troubles de l’humeur »(n=8), 100% du groupe sur « Schizophrénie et désordres psychotiques »(n=7), 81 % du groupe sur « Troubles anxieux » (n = 16), 83 % du groupe sur « Troubles de l’alimentation » (n = 6), 88 % du groupe sur « Troubles kinesthésiques liés à la prise de médicaments »(n=8) et 83 % du groupe sur « Troubles dysphoriques prémenstruels » (n = 6).

Parmi les membres répondant aux critères « liens financiers » (n = 95), 76 % avaient bénéficié de subventions de recherche, 40 % ont touché des honoraires comme consultants, 29 % travaillaient dans le domaine des communications et 25 % recevaient des honoraires d’un autre type. Plus de la moitié des membres ayant un lien financier présentaient plus d’un type de relation financière qui l’engageait auprès d’une compagnie. Onze membres avaient 5 types de liens.

Étant donné que les catégories de maladies mentales désignées par «Troubles de l’humeur» et « Schizophrénie et autres troubles psychotiques » sont les deux principales catégories pour lesquelles un traitement psychotrope est habituellement proposé, le lien entre le recours au DSM et la consommation des produits des firmes pharmaceutiques devient une évidence.

Les compagnies pharmaceutiques ont un intérêt direct sur la détermination des troubles mentaux intégrés dans le DSM. La transparence en ce domaine devient cruciale lorsque les liens financiers entre chercheurs et industrie pharmaceutique sont stables et multiples.

Les groupes de travail du DSM présentant des liens avec les industries pharmaceutiques sont ceux qui travaillent dans les champs de diagnostics (comme Troubles de l’humeur et désordres psychotiques) où l’approche psychopharmacologique constitue le traitement habituel. Le marché des psychotropes étant très lucratif, il y a lieu de s’inquiéter, et au minimum d’énoncer une sévère critique à l’égard de certains aspects mercantiles de ce manuel de diagnostics. Cette conclusion est d’autant plus évidente que, à titre d’exemple, les antidépresseurs et les neuroleptiques totalisent respectivement des ventes annuelles d’environ 20 milliards de dollars. Autre exemple, le fructueux marché des neuroleptiques s’affiche, en matière de vente, autour de 8,5 milliards de dollars, et l’on prévoyait des ventes de l’ordre de 18,7 milliards de dollars pour l’année 2007.

Guy R. Peloquin

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